Les randonnées de l'Anjou sont accessibles, mais la Loire, la chaleur des coteaux ou la chasse demandent quelques précautions. Voici ce qu'il faut vérifier avant de partir, et quoi faire en cas de problème.
Regardez les prévisions de Météo-France la veille, puis à nouveau le matin du départ. Consultez aussi la carte de vigilance, qui signale les orages, le vent violent, la canicule ou les fortes pluies département par département.
Vent fort : évitez les forêts, à cause des chutes de branches. Après une tempête, des arbres fragilisés peuvent encore tomber pendant plusieurs jours.
La Loire, la Maine, la Mayenne, la Sarthe, le Loir, l'Authion, le Layon ou l'Èvre sortent régulièrement de leur lit, surtout en hiver et au début du printemps. Autour d'Angers, les Basses vallées angevines sont inondées presque chaque hiver, et des chemins de bord de rivière disparaissent alors sous l'eau.
Avant une boucle au bord de l'eau, consultez Vigicrues, le site officiel de vigilance crues. Il affiche une couleur pour chaque tronçon de rivière, du vert au rouge.
Sur les levées, le chemin longe souvent une route : marchez en file, face aux voitures.
Ne traversez jamais un chemin inondé, même s'il semble peu profond. Le courant, la boue et les trous cachés sont traîtres. Faites demi-tour et prenez un autre chemin.
Même par beau temps, ne vous aventurez pas dans l'eau ni sur les bancs de sable éloignés de la rive. Les courants sont puissants et les fonds bougent en permanence : la baignade y est dangereuse et souvent interdite.
Maux de tête, nausées, peau très chaude, grande fatigue ? Ce peut être un coup de chaleur. Mettez la personne à l'ombre, rafraîchissez-la, faites-la boire, et appelez le 15 si elle ne va pas mieux rapidement ou si elle semble confuse.
En Maine-et-Loire, la chasse est ouverte en gros de septembre à fin février. Les dates exactes sont fixées chaque année par arrêté préfectoral. Les battues au grand gibier (sangliers, chevreuils) ont surtout lieu en forêt.
Du printemps à l'automne, dans les herbes hautes, les fougères et les lisières.
Elles vivent dans des nids blancs, sur les pins à la fin de l'hiver et au printemps, sur les chênes au printemps et en été. On les voit aussi avancer en file au sol.
Discrètes, elles fuient dès qu'elles sentent vos pas. Les morsures sont rares.
Dans le Saumurois, les coteaux sont creusés de caves et de carrières. N'entrez pas dans une cave ou une galerie ouverte : risque d'effondrement, et ce sont presque toujours des propriétés privées. Sur le plateau, restez sur le chemin, loin du bord des falaises et des cheminées d'aération.
Dans le Segréen, les sites miniers gardent des puits, des buttes de schiste et des carrières noyées. Restez sur le sentier et ne vous baignez jamais dans une ancienne carrière : l'eau y est froide et très profonde.
Prévenez un proche de votre itinéraire et de votre heure de retour, partez avec un téléphone bien chargé, et emportez une petite trousse de secours. Le réseau passe mal dans certaines vallées : ne comptez pas uniquement sur lui.
